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To Aru Kagaku no Railgun - Anime (2009)

To Aru Kagaku no Railgun - Anime (2009)

To Aru Kagaku no Railgun - Anime (2009)

Anime de Hiroshi Nishikiori et Tatsuyuki Nagai Comédie, animation, action 2 saisons (terminée) AT-X 25 min 2 octobre 2009

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Une première saison bien fournie et qui donc mérite une critique bien fournie : Je précise que je n’ai pas vu les séries Index dont Railgun constitue le spin-off, mais ça n’a pas été problématique ce qui est déjà agréable. Dimension spin-off de l’anime qui est d’ailleurs trop présente durant les premiers épisodes qui laissent franchement perplexe. On a la désagréable impression que tout a été pensé pour rameuter les fans d’Index notamment à travers le fan-service mais nous y reviendrons.

Heureusement au fil des épisodes Railgun s’émancipe et propose une série de qualité. Les quatre héroïnes principales forment un groupe à l’alchimie bien équilibrée, on peut remarquer la qualité de l’écriture par le traitement du personnage de Saten, dépourvue de pouvoirs psychiques et donc en proie à un complexe d’infériorité. Ce personnage à priori banal permet au contraire aux auteurs de développer des réflexions justes sur le sentiment de ne pas être à la hauteur par exemple. En fin de compte les pouvoirs n’ont aucune importance, ils sont là juste pour faire le show lors des scènes d’action mais sinon ils ne sont pas constitutifs de l’identité des personnages (la série rechigne presque à dévoiler les pouvoirs de pas mal de personnages d’ailleurs, mais le fait tout de même pour contenter les fans), le message derrière est assez beau en sois et qui, je trouve, a un certain écho critique vis à vis de la société japonaise actuelle, cristallisée dans une Cité Académique qui se veut microcosme d’une cité japonaise typique, pour le meilleur et pour le pire. Je m’éloigne sans doute un peu mais je trouve que l’anime a le mérite d’ouvrir des pistes d’interprétations.

Le scénario et l’univers développés dans Railgun sont malheureusement un cran en dessous. La complexité de l’univers apporte sont lot d’incohérences qui culminent dans le dernier épisode. On tombe dans certains écueils assez grossiers comme par exemple le fait que ce soit des gamines de 13 ans qui font respecter la loi avec leurs pouvoirs. Ou bien le méchant final qui est quand même un peu ridicule avec ses sourires sardoniques, ses tirades machiavéliques, et son absence assez aberrante de motif (mouahaha je suis méchant parce que je suis méchant !). La série fait de son mieux tout de même pour rester dans une forme de réalisme, et tous les éléments s’assemblent pour donner une ensemble qui tient à peu près. Les zones d’ombres intrinsèques aux univers étendus sont bien gérées et laissent planer le mystère. Bref un travail louable à ce niveau.

L’un des gros points forts de Railgun est bien entendu l’animation aux petits oignon, les décors citadins superbes, le travail sur les effets spéciaux et les couleurs qui s’agencent dans des visuels qui servent à merveille le cadre ultra-moderne de l’histoire. L’animation de J.C.Staff n’a pas pris une ride 10 ans après, et rien que pour ça Railgun vaut le détour.

Il est temps de clore sur le fan-service, le plus insupportable qui m’ait été donné de voir, et pourtant je suis assez tolérant en la matière étant moi même un gros pervers. Toutes les pulsions des fans d’Index se cristallisent dans le personnage de Kuroko, ce qui est franchement pitoyable. Ce personnage n’est là que pour entretenir les fantasmes érotiques de l’audience vis à vis de Misaka (l’héroïne centrale) au détriment de sa personnalité que les auteurs essaieront malgré tout de développer, mais sans succès, piégés par le ridicule de ce personnage insupportable. Et non content d’être insupportable sa voix de crécelle l’est aussi, notamment sa manière ampoulée de s’exprimer en japonais en finissant par exemple toutes ses phrases par « desu wa ». Le comble de l’exécrable arrive dans l’épisode 13, j’ai encore mal au visage tellement je me suis facepalm. On oscille entre consternation et cringe dans cet épisode dont le seul but est de montrer les héroïnes en bikini, en passant par tous les raccourcis scénaristiques les plus absurdes pour arriver à cette fin. J’en suis même venu à me remettre en question, pourquoi je continue de regarder des animes si c’est pour voir ça ? Heureusement le fan-service s’efface beaucoup au cours des épisodes suivants mais la blessure mettra du temps à cicatriser.

Bref il y aurait encore bien des choses à dire, en somme Railgun mérite le visionnage pour son univers riche et superbement animé, et ses réflexions engagées, mais il faudra passer outre les incohérences du scénario et le fan-service abscons.

Ma critique de la deuxième saison

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