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Les Sept Mercenaires - Film (2016)

Les Sept Mercenaires - Film (2016)

Les Sept Mercenaires - Film (2016)

Film de Antoine Fuqua Western et action 2 h 12 min 22 septembre 2016

L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

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Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce titre de critique n'a pas de double sens, il s'applique au ton général du film et surtout à la fusillade finale qui vire au carnage avec une tonne de macchabées. Je me suis fait la même réflexion que pour le Ben-Hur de 2016 : comment peut-on oser à Hollywood faire des remakes de films mythiques de cette trempe ? c'est tellement sacralisé et surtout tellement parfait, qui plus est gravé dans la tête des gens, qu'on devrait pas y toucher, les studios savent pertinemment qu'ils feront moins bien et qu'ils seront comparés au classique chef-d'oeuvre. D'où mon inquiétude et ma méfiance avant de me lancer en salles devant cette nouvelle mouture. Pour éviter les redites, le film a conservé le fond général qui est d'envoyer 7 mecs foutre une branlée à un salopard, mais a utilisé quelques variantes, comme par exemple de changer les noms des personnages ; la ville n'est plus un village de peones mexicains mais une ville de Blancs plus conséquente, avec une mine à la clé ; quant au méchant, ce n'est plus un chef de bandidos mex mais un industriel et un despote vicieux et cruel. La mise en scène de Fuqua qui retrouve son duo de Training Day (Denzel et Ethan), est certes plus spectaculaire et plus violente, sans utiliser des effets pénibles de caméra comme c'est parfois le cas dans certains remakes, pour se donner un style. Et surtout, il prend soin d'être consensuel dans le contexte américain d'aujourd'hui, en formant une équipe de mercenaires qui regroupe toutes les ethnies, puisqu'on a un Black, un Comanche, un Mexicain, un Chinois, un cajun... comme ça tout le monde est content. Evidemment, je ne vais pas grimper aux rideaux, moi le fan de westerns qui aime surtout les anciens westerns hollywoodiens et aussi les westerns italiens de la grande époque, d'autant plus que l'oeuvre d'origine me tient à coeur en faisant partie de mon top10, je ne peux donc que placer ce remake bien derrière, car il n'atteint pas la puissance du film de John Sturges. Mais je reste beau joueur, car le film possède des qualités divertissantes, l'ambiance est bien rendue, il y a quelques bonnes scènes (j'aime bien notamment l'arrivée des mercenaires dans le patelin au début et le gunfight qui s'en suit), ce qui m'amène à apprécier le casting qui est très séduisant. Du côté des personnages, ils sont un peu creux, mais je précise que ce n'est pas bien grave, car ils n'étaient pas tellement fouillés non plus dans le film originel, seuls le personnage de Chris incarné par Yul Brynner avait un peu de profondeur, et surtout celui de Calvera joué par Eli Wallach était bien dessiné ; les autres gars étaient un peu transparents, donc ici ça ne me gêne pas des masses, même si Denzel, acteur que j'adore, n'a pas le même charisme que Yul, le réalisateur se contente de le magnifier surtout par des regards et des gros plans. Le gros défaut de ce film réside dans son méchant, Bartholomew Bogue, qui n'est pas du tout charismatique, qui n'a aucune épaisseur, ni envergure face à Denzel ; Peter Sasgaard est sans doute un bon acteur, mais là, il manque terriblement de présence, il est très en-dessous d'Eli Wallach qui avait cette aura du bandit malin et pernicieux. Autre point passable, la musique : alors c'est la dernière compo de James Horner, j'y ai tout de suite reconnu ses formules rythmiques et son style (qu'on retrouve notamment dans Troie), c'est plus lyrique mais hélas, ça ne marque pas comme le faisait la partition d'Elmer Bernstein qui typait le film de Sturges d'une empreinte ethnique et très tonique ; il y a d'ailleurs une reprise du thème principal à la fin. Au final, c'est un film distrayant qui n'est pas déshonorant, avec une bonne ambiance western, bien réalisé et bien joué même s'il n'était pas utile, mais je doute fort que dans 50 ans, il soit devenu aussi légendaire que son modèle.

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