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Rouge Rubis - Film (2013)

Rouge Rubis - Film (2013)

Rouge Rubis - Film (2013)

Film de Félix Fuchssteiner et Katharina Schöde Fantastique et science-fiction 2 h 02 min 5 mars 2013

Gwendolyn est une jeune londonienne ordinaire. Un jour, alors qu’elle rentre du lycée, elle est soudainement transportée en 1900 par une force inconnue. De RETOUR dans le présent, elle est approchée par une société secrète qui la surveille depuis sa naissance. Elle est en fait la dernière voyageuse, le Rubis. Aux côtés de son charmant partenaire Gideon de Villliers, elle devra voyager à travers les âges pour accomplir de mystérieuses missions…

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C'est parti pour Rouge Rubis. Production allemande, adaptation d'une trilogie livresque également allemande, c'est donc en toute logique le premier volet de la trilogie filmique. Je n'avais jamais entendu parler de l'œuvre auparavant, mais il semblerait qu'elle ait eu un certain succès dans la littérature jeunesse (ouvrages traduits dans 34 langues, rien que ça). Le film n'est même pas sorti en salle en France, il semblerait donc que les distributeurs français n'aient pas cru au potentiel de la série.

D'emblée, le film n'échappe pas aux écueils des films pour adolescents avec ses nombreux moments ridicules : le ralenti quand le jeune premier rentre dans le champ (heureusement c'est le seul) ; la scène où la grande tante de l'héroïne a une vision prophétique ; quand l'héroïne a le vertige avec des effets de flou (et là c'est pas qu'une fois) ; tous ces moments bien soutenus par une bande originale pop mièvre). Aucune originalité à chercher dans la mise en scène, ni dans le scénario, on est là face une production des plus banales.

Mais le film a quand même des atouts pour plaire. Je vais m'appuyer sur la comparaison avec Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson, ça me donnera une mesure étalon. Comtrartement au blockbuster de bessonien, le couple de protagonistes fonctionne bien, voire même très bien. On suit avec plaisir l'évolution des personnages, l'héroïne dans ses maladresses (un peu trop soutenues je vous l'accorde, mais bon ce genre de film ne fait pas trop dans la subtilité) et dans son caractère bien trempé, le héros dans son orgueil et sa prévenance. L'alchimie opère et ça fait plaisir de voir ces deux jeunes acteurs à l'écran vendre du rêve pour jeunots et jeunettes (ce à quoi ne parvient absolument par le film de Besson, ce qui signe l'échec absolu du film malgré le grand renfort d'effets spéciaux).

On sent bien ici la sobriété allemande : presque aucun effet spéciaux, pas d'explosions dans tous les sens. Tout repose sur les décors et surtout, surtout les costumes qu'il faut saluer à grand renforts de chapeaux bas, aux ras du sol même (ce qui était aussi un des points forts de Valérian, il avait au moins ça pour lui).

J'ai pu lire dans plusieurs critiques que l'héroïne était niaise ? Or pas du tout, c'est justement Charlotte, la cousine-antagoniste de l'héroïne qui est présentée comme niaise, comme l'héroïne que Gwendolyn aurait peut-être été dans d'autres productions cinématographiques. L'intrigue est presque secondaire dans ce film, d'ailleurs l'antagoniste est très peu présents et les enjeux du films apparaissent comme dérisoires ou en tout cas sont mal mis en lumière. Ce qui compte c'est surtout le caractère du personnage, qui remet constamment en question l'autorité et cherche à comprendre ce qui lui arrive et à démêler le vrai du faux dans ces querelles de sociétés secrètes et de familles. On aurait quand même aimé un peu plus d'enjeux, le film se terminant sans que grand chose n'ait vraiment avancé, en dehors de la relation entre les deux protagonistes, mais n'est-ce pas finalement tout l'intérêt de ce genre de production ? Voir des petits jeunes se faire des bisous bisous ?

Un manque du film, où je l'attendais quand même au tournant, est dans sa vocation féministe qui a mon sens n'est pas assez affirmée. On reste quand même encore et toujours dans le schéma prince-princesse où le prince fait tout le boulot pendant que madame galère à l'arrière. J'aurais bien aimé voir l'héroïne mettre un gros coup de poing dans la gueule du comte, comme elle l'imagine a un moment du film sans l'avoir fait (mais peut-être est-ce un indice pour dire qu'elle le fera plus tard ?). Pour le coup, Valérian aurait très clairement dû s'appeler Laureline, tant le film insistait sur le fait que "Regardez pour une fois c'est la fille qui sauve le garçon", mais de manière tellement grossière que ça en devenait lassant, voire épuisant. Ici on prend donc assez peu de risques et les rôles peinent à s'inverser, peut-être que cela évoluera dans la suite des films.

Ayant mis 5/10 à Valérian, et ayant préféré ce film, je lui attribue donc logiquement la note de 6/10.

Cette critique ne peut bien sûr être complète tant que je n'aurais pas vu les deux autres volets de la série, ce que je pense faire ne serait-ce que pour savoir comment tout cela se termine. Affaire à suivre donc...

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