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Shut Up and Play the Hits - Documentaire (2012)

Shut Up and Play the Hits - Documentaire (2012)

Shut Up and Play the Hits - Documentaire (2012)

Documentaire de Will Lovelace et Dylan Southern 22 janvier 2012

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En 2001, James Murphy crée LCD Soundsystem et sa vie de petit DJ et producteur méconnu prend un nouveau tournant. L'album éponyme de 2005 consacre ce groupe d'un seul homme, finalement obligé de constituer une équipe de tournée pour jouer ce qu'il appellera "des covers de LCD Soundsystem" en concert alors qu'il n'avait à l'origine prévu de ne faire que de petites sessions dans des petits clubs.

En avril 2011, James Murphy met fin à LCD Soundsystem en pleine gloire, désirant conserver un (relatif) anonymat et surtout reprendre un rythme de vie un peu plus compatible avec sa santé défaillante. Pour ses adieux à la scène le groupe se produira lors d'un show marathon de près de quatre heures au Madison Square Garden. L'ayant suivi durant les quelques jours précédant l'événement puis le lendemain, les réalisateurs Will Lovelace et Dylan Southern utilisent une interview de Murphy par Chuck Klosterman comme fil conducteur pour un documentaire alternant les séquences de vie quotidienne du musicien et les puissants extraits du concert.

C'est un type profondément humain, faillible, à mille lieues des clichés sur les rockstars que l'on découvre. Murphy s'occupe de son chien, se balade dans New York tranquillement, a l'air stupéfait devant certaines questions de Klosterman. Il explique qu'il ne veut pas faire l'album de trop, la tournée de trop, qu'interrompre LCD Soundsystem comme ça lui semble la meilleure chose à faire. Qu'il ne sera jamais David Bowie ou Nick Cave, donc qu'il ne verrait pas plus l'intérêt de s'acharner. Face à Stephen Colbert qui lui demande ce qu'il aime faire en dehors de la musique, il répond le plus simplement du monde qu'il aime bien faire du café.

Mais quelle présence sur scène, quelle énergie il déploie, en harmonie avec un public conquis, partagé entre la joie et la tristesse d'assister ainsi à l'enterrement en première classe d'un groupe d'une telle qualité. À l'image de ce public le film joue aux montagnes russes et s'il fait rire régulièrement, difficile de ne pas être ému aux larmes devant l'ultime interprétation d'un "New York I Love You" de circonstance, et encore plus devant un Murphy désabusé, regardant les instruments du groupe remisés dans une salle de répétition, se demandant s'il ne venait pas de faire la plus grosse connerie de sa vie.

Pour cette projection unique le 18 juillet 2012, les cinémas US avaient reçu pour consigne de "play it loud". Ils l'ont fait, et le public ravi n'avait qu'une frustration, une irrépressible envie de danser au beau milieu de la salle lorsque les différents morceaux (montrés dans leur intégralité) furent joués. On ne peut qu'attendre avec encore plus d'impatience un éventuel montage du concert entier, lequel rendrait hommage à sa juste valeur à un groupe exceptionnel. C'est quand même pas tout le monde qui peut s'offrir les membres fondateurs d'Arcade Fire en choristes ou Donald Glover dans le public pour une apparition d'une demi-seconde à l'écran.

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