Stockholm Sardou #28 – Hors Format, disque 2 : la sélection finale

Et voici la deuxième partie de notre épisode fleuve sur Hors Format ! Toujours en compagnie de Audrey, nous couvrons le deuxième disque du double album épique de Michel, en continuant de séparer le bon grain de l’ivraie pour aboutir à la tracklist idéale. Enfin selon nous.Beaucoup de calembours à la limite de l’acceptable, beaucoup d’imitations pleines de risques, et plein d’explications sur les chansons qui se sont dessinées parfois au dernier moment.

Spoiler : il y a beaucoup d’imitations dont une de Emmanuel Macron.

Très bonne écoute !

7 réponses sur “Stockholm Sardou #28 – Hors Format, disque 2 : la sélection finale”

  1. Super, merci. ça confirme que le double album n’était pas indispensable, avec un gros taux de déchet sur le second (j’espère vraiment qu’il n’y a pas de « chutes » de cet album qui sortiront à la mort de Sardou…).

    quelques petites remarques :

    – comme je l’ai mis sur Twitter, Kissemmee existe, c’est en Floride, on se demande comment ils en sont venus à l’écrire n’importe comment comme ça sur l’album ! Je me rappelle qu’au moment de la sortie de l’album Sardou avait fait une longue interview avec le patron d’AZ où ils ont abordé ses goûts musicaux. En tête de liste ,il plaçait Bruce Springsteen et Johnny Cash. Je vois cette chanson comme une musique « à la Cash » sur un texte « à la Springsteen » (le texte sur ces amours de jeunesse naïfs me rappelle un peu The River notamment, sans comparaison possible sur la qualité des deux chansons évidemment). NB : c’est une des premières fois où Sardou comprend qu’avec l’évolution de sa voix, ça rend mieux quand il chante grave (comme il le fera sur J’aimerais savoir). Un peu comme sur les derniers albums de Cash d’ailleurs…

    – L’oiseau-tonnerre : oui, plus que chanson anti-colonialiste chanson rousseauiste, donc terrencemalickienne (Le nouveau monde), donc anarchiste (la propriété, c’est l’origine du mal). Comme Zombi Dupont. Sardou s’est défini plusieurs fois comme « anarchiste conservateur’. Plus souvent, on voit le conservateur. Parfois l’anarchiste perce. C’est le cas ici. Texte plutôt intéressant avec quand même ce passage terrible : « Nos enfants ne jouent plus, Dans les bras de la rivière, Mais leur esprit plane au-dessus, Sur les ailes de l’oiseau-tonnerre ». Le caractère ultra-violent de ce qu’il raconte sous une musique légère fait l’intérêt de la chanson, qui doit bien refléter le sentiment de sidération qu’ont ressenti ces gens quand il leur est arrivé ce qui est arrivé (« Ils ont bien ri quand ils ont su que l’homme voulait prendre nos terres »).

    – Amusant le petit jeu sur la réception comme création dans Cette chanson là n’en est pas une ». Pas banal comme sujet, avec un petit jeu de miroir assez vertigineux. Seule fois où Sardou joue d’un instrument sur scène, non ?

  2. Salut, d’abord bravo pour tout le boulot sur les podcasts (Sardou et Polna). Petite question d’ordre pratique: c’est normal qu’on puisse plus télécharger les podcasts? (Sardou on pouvait avant celui-ci, Polna on n’a jamais pu). Si ça a des inconvénients pour vous alors je comprendrais; mais sinon perso j’aimais bien pouvoir vous écouter offline

  3. Merci pour cet épisode. Quelques remarques en passant, comme dirait l’autre
    – sur l’évangile selon Robert, Sardou avait dit lui même sur son forum qu’ils avait fait exprès qu’on ne comprenne pas bien si il était dit les « vies defilent » ou  » les vies défilent »
    – Pour le coeur migrateur, Sardou avait dit qu’ils avaient cherche à faire une chanson quasi sans texte, uniquement sur une seule phrase qui tourne en rond, qu’il ne savait pas le faire et qu’il avait Goldman la faire tout seul
    – pour 40 ans, vous êtes dur, ce n’est pas une bonne chanson c’est vrai mais elle raconte à mon sens l’histoire d’une femme qui ne se voit pas vieillir, qui ne se voit pas vraiment adulte, qui se disait qu’elle avait le temps pour faire des enfants… C’est à partir du moment où l’on a des enfants que généralement on fête Noel chez soi, et plus chez ses propres parents, qui du coup deviennent des invités. Et ça c’est assez bien vu.
    -Comme pour Julien, c’est la version live de « je serai là » qui m’a fait aimé cette chanson là (!). Elle y est encore plus punchy. A noter qu’il change quelques phrases par rapport à la version studio
    – un motel à Kesseme. Sardou raconte en effet que c’est sa propre histoire, il dit aussi que c’est une chanson gag, d’où les rires au milieu

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