#24 – Chanteur de Jazz – Des nuées de vannes

Aujourd’hui, on passe par New York, mais aussi par de nombreux autres lieux, fussent-ils imaginaires comme dans le Voyageur immobile, ou d’une autre époque comme dans 1965.

Un album qui ne contient que neuf chansons, mais qui nous ont énormément inspirées et qui donne un épisode où nous avons pris un certain plaisir à ouvrir les vannes du calembour ! Mais où également nous nous sommes bien creusés la tête pour donner du sens à certains textes parfois obscurs.

9 chansons seulement mais qui nous ont bien inspirées, malgré la qualité relative de certaines !

Bref, Du plaisir pour nous, on espère qu’il en sera de même pour vous à l’écoute !

Voilà les références citées au cours de l’épisode:

Dernière info importante, notre flux RSS a changé (mais nous n’avons pas changé, nous sommes toujours ces jeunes hommes étrangers) et donc si vous êtes abonnés sur une autre appli que Apple podcast il faudra peut-être vous réabonner en cherchant à nouveau l’émission dans votre appli, ou en utilisant le flux suivant : https://feed.ausha.co/brjAT9Kme02b

Très bonne écoute !

4 réponses sur “#24 – Chanteur de Jazz – Des nuées de vannes”

  1. Est-ce que la référence que vous cherchiez sur « Y’a longtemps que j’ai pas vu la mer » n’est pas juste cette phrase tirée d’une chanson de l’album qui précède, Atmosphères : « C’est d’quel côté la mer ? A quelle heure est l’avion » ?

    Exit Dylan, justement. Dommage que vous n’ayez pas plus insisté sur le texte de cette chanson. Pour moi c’est une sorte de « Quand j’étais chanteur » si Bob Dylan remplaçait Michel Delpech. Contrairement à ce que vous dites je ne pense pas du tout que Sardou parle en son propre nom, mais qu’il fait parler à la 1ere personne un Dylan vieillissant, en pleine traversée du désert (d’où le titre… et d’ailleurs dans les années 80 ça n’allait vraiment pas fort pour lui), et qui fait une espèce d’introspection d’ex-révolutionnaire embourgeoisé, englué dans les années Reagan (« cours de l’or et billets verts »). Cette chanson a une tonalité assez acide, voire dure envers un artiste jugé pour avoir trahi ses idéaux, et qui s’en fout, emmuré dans une sorte de cynisme blindé : la dernière phrase du dernier couplet est assez terrible : « Mais je n’y pense plus tout est bien ».
    La chanson semble parsemée de références : « dans le souffle du vent » ; « Ça tambourine dans mon cerveau » ; « Toujours une valise à la main », les « protest songs ».

    Sur 18 ans, 18 jours, merci pour les précisions sur les filles de l’air. On note aussi un point Céline, un motif qui reviendra quelques autres fois plus tard, de façon plus ou moins explicite (L’Evangile selon Robert). Il faudrait faire une émission pour expliquer à quel point Sardou a quelque chose de célinien. Après tout, des anarchistes de droite anti-colonialistes et anti-militaristes (La marche en avant, ou La Bataille, ces textes ne peuvent pas avoir été écrits par des gens qui n’ont pas lu Le voyage au bout de la nuit), je n’en connais que deux. Les deux ont aussi en partage un fond de noirceur et de pessimisme, un rejet de toute forme d’irénisme, qui (heureusement) chez Sardou n’a jamais débouché sur l’antisémitisme. En quoi Sardou est supérieur moralement à Céline, qui lui est infiniment supérieur littérairement, il faut bien le dire…

    Dernier point sur Chanteur de Jazz, et une petite déception : j’attendais vivement de votre émission qu’on m’apporte une explication sur le titre de la chanson (et donc son refrain), et sur la connexion inexpliquée avec le reste du texte. Est-ce à mettre aussi au compte de la bipolarité de l’écriture de cet album ? Bref, pourquoi le « jazz » sur une chanson qui n’a strictement rien de jazz, et qui parle de New-York ?

    Merci pour ce nouvel épisode très intéressant en tous cas.

    1. Ah et je rajouterais un point sur 1965 : je valide la thèse de la quasi-autobiographie, parsemée de quelques petits écarts pour semer le doute, histoire de bien marteler que, même quand il a l’air de parler le plus explicitement de lui, il n’est jamais « l’homme de ses chansons (voilà) ». Comme dans Une fille aux yeux clairs, car Jackie n’est pas vraiment « une blonde aux yeux clairs ».
      On trouve d’ailleurs le procédé symétrique employé dans certaines chansons qui ont l’air de ne pas parler de lui, il glisse des indices qui amènent à se demander s’il ne parle pas un peu de lui, quand même. Comme dans « Le figurant » (Paris-brûle-t-il), « Le successeur » (« une jungle africaine, l’adieu d’un bateau »), dans « Mon dernier rêve » (mon micro, mes chansons…).
      Bref Sardou aime bien, dans ses chansons, jouer à cache-cache avec sa vie (et donc, pas seulement avec ses opinions), sous des formes différentes, jusqu’à ces sommets d’ambiguïté que constituent « Si j’étais » ou « Je vole ».

  2. Merci pour cet épisode, je me suis bien marré !et puis la durée des épisodes est un plus désormais, vous allez plus loin dans l’explication de texte et musicale.
    Je ne comprends pas le clin d’oeil a « stand by me »que l’on retrouve dans des versions live de 1965 ?
    « Le pont dans la Garonne «  m’a fait penser, lorsque j’ai écouté le podcast, à la chanson Marie Jeanne de Joe Dassin, où elle se jette «  d’en haut d’un pont DE la Garonne » par amour… C’est une hypothèse

  3. Hello !

    Je remets ici ce que je vous avais tweeté en speed.

    Exit Dylan :
    « Y’a longtemps qu’j’ai pas vu l’soleil » c’est dans la complainte de la serveuse automate. Ça ressemble mais ce n’est pas tout çà fait ça non plus…

    18 ans 18 jours :
    « A se laisser mourir, pour n’importe quel homme d’un pont dans la Garonne » je le comprends comme ça : « A se laisser mourir, pour n’importe quel homme ‘en se jetant’ d’un pont dans la Garonne » ce qui expliquerait le « dans ».

    Sinon, je viens de trouver la vidéo dont vous avez parlé :
    https://www.youtube.com/watch?v=XKZlYnX1-TA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *